ANMONM

Association Nationale des Membres de l'Ordre National du Mérite

André BIARD


Général d'armée André BIARD

André BIARD

Le général d’armée André Biard, était né à Falaise, dans le département du Calvados, le 23 juillet 1918. Après avoir accompli ses études supérieures à l’Ecole militaire de Saint-Cyr de 1937 à 1939, il fut affecté, avec le grade de sous-lieutenant, au 13° régiment de Tirailleurs algériens avec lequel il effectua toute la campagne de France. Il parvint à rejoindre le 2° régiment de tirailleurs algériens avec lequel il combattit en Tunisie, puis en Italie, forçant le front des Alpes et participant de novembre 1944 à janvier 1945, à la percée qui le conduisit à Belfort et en Alsace. Il était capitaine au 151° r égiment d’Infanterie durant la campagne d’Allemagne. Immédiatement après la guerre, il fut chargé des fonctions d’inspecteur à l’Ecole de Saint-Cyr Coëtquidan, jusqu’en 1949, date à laquelle il rejoignit le régiment de tirailleurs algériens cantonné en Allemagne. Promu commandant en 1951, il fut envoyé en Indochine à la tête du 4° bataillon du 7° régiment de tirailleurs algériens. Il fut ensuite attaché à l’Etat major des forces terrestres du Nord Vietnam avant de revenir en France où il reçut le commandement du 2° bataillon du 13° régiment de tirailleurs algériens en Allemagne.

Reçu à l’Ecole de guerre en 1957, il fut successivement instructeur, de 1959 à 1961, puis adjoint au général commandant la 46° brigade en Algérie. Promu colonel en 1964, après avoir commandé le 1° r égiment d’Infanterie, il fut affecté au commandement de l’Ecole d’application. Major général de l’Armée de terre, il fut, à l’issue de diverses affectations, nommé Gouverneur militaire de Strasbourg et commandant de la Première armée.

Il était membre du Conseil supérieur de la Légion d’honneur depuis le 5 novembre 1979. Après la démission du général de Boissieu, le 10 mai 1981, il fut élevé à la dignité de Grand Chancelier de l’Ordre de la Légion d’honneur et de Chancelier de l’Ordre national du Mérite, qu’il assuma jusqu’en mai 1992. Il devait décéder en septembre 2001. Titulaire de onze citations pour faits de guerre, il avait été blessé trois fois au cours de ses campagnes.